Dictionnaire biographique et anecdotique des 1302 derniers guillotinés de la Terreur

* 14 Juin – 27 Juillet 1794 *

 

À la mémoire de Jean-François Josselin

Fond d’écran : Fragment du papier peint du Tribunal révolutionnaire

 

 

 

 

Point de paix, point de trêve avec les despotes, point de grâce, point d’amnistie pour les conspirateurs et les traîtres, voilà le cri de la Nation !

« Le délai pour punir les ennemis de la patrie ne doit être que le temps de les reconnaître; il s’agit moins de les punir que de les anéantir« 

Couthon  (Georges Couthon, né en 1755, député du Puy-de-Dôme, membre du Comité de Salut public)

 

La pitié n’est que de la trahison; ce qui constitue la République est la destruction de ce qui lui est contraire

 Saint-Just  (Antoine Saint-Just, né en 1767, député de l’Aisne, membre du Comité de Salut public)

 

Le vaisseau de la Révolution ne peut arriver au port que sur une mer rougie des flots de sang

Barère  (Bertrand Barère, né en 1755, député des Hautes-Pyrénées, membre du Comité de Salut public)

 

Il faut étêter le corps social pour que de la République pousse de fortes racines, ce n’est que 300 000 têtes à faire sauter

 Vadier  (Guillaume Vadier, né en 1736, député de l’Ariège, membre du Comité de Sûreté générale)

 

 

 

Chers lecteurs,

 

Les pages que je vous propose ici même sont le fruit de longues et passionnantes recherches aux Archives nationales, aux Archives de Paris, à la Bibliothèque nationale, à la Bibliothèque historique de la ville de Paris, au musée de la Préfecture de police ainsi qu’à diverses archives de province. Je tiens d’ailleurs à remercier les personnels de ces différents sites pour l’aide qu’ils ont pu et su m’apporter dans mes recherches. Un grand merci également à toutes les personnes privées qui, d’une manière ou une autre m’ont apportées leur soutien et tout particulièrement Ulysses Iverson et Florence « Flobogo » du forum de WordPress (son site) pour leur aide précieuse à la construction de ce site.

Ces recherches portent sur les trente-neuf derniers jours ouvrés de ce que l’on a appelé « La Grande Terreur », entre le 14 juin (26 Prairial) et le 27 juillet 1794 (9 Thermidor an II). Durant cette courte période de la Révolution, le Tribunal révolutionnaire à condamné à mort 1302 personnes qui reposent toujours aujourd’hui dans les deux fosses du cimetière de Picpus. J’ai donc cherché à savoir qui étaient ces condamné(e)s venu(e)s de toute la France et quels étaient les motifs de leur condamnation. C’est une plongée sans concession dans la France de 1794.

Les principales sources de recherche sont d’une part, pour les jugements et les papiers du parquet la série W des Archives nationales et plus particulièrement pour la période concernée les dossiers W386 à W433 et d’autre part la série F7 pour les papiers du Comité de Sûreté générale. Ont également été consultées les séries F16 pour les prisons, AFII pour les papiers de la Convention et du Comité de Salut public, AP pour les archives familiales, AA et T pour les papiers privés, Z3 pour les tribunaux criminels ainsi que le Minutier central des notaires.

J’ai organisé ce travail dans un ordre chronologique, journée après journée en séparant les condamné(e)s des deux salles que comportait alors le Tribunal révolutionnaire, la salle de la Liberté et la salle de l’Égalité. J’ai souhaité également, en introduction apporter quelques prolégomènes nécessaires à la compréhension de ces événements.

20/6/21 – Après vous avoir présenté les journées des 26 et 27 Prairial, les deux premières des trente-neuf, je viens d’ajouter celle du  28 Prairial, la présumée conspiration de Bicêtre. La prochaine sera le 29 Prairial, sans doute la plus importante de toutes historiquement. C’est la fameuse Conspiration de Batz ou Conspiration de l’Étranger. Si vous m’en faites la demande, je ne manquerai pas de vous prévenir de sa mise en ligne d’ici quelques semaines.

Bonne lecture !

Jean-Claude Lecas 

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